Point Sinclair à Eucla

 

 

Déjà, un an auparavant, j'étais venu jusqu'à Eucla depuis Adélaïde; J'ai bien reconnu les différents paysages mais l'ambiance n'était pas la même: Cette année, après une dépression, il fait beau, mais une grosse brume de chaleur m'empêche de voir loin! En fait, il fait presque froid... Mais dès que je m'éloigne de la côte, c'est le grand beau temps, avec coups de soleil assurés...

 

La côte, sur 200 kilomètres, entre Nullarbor (plaine sans arbres) et Eucla, n'est qu'une gigantesque falaise de 50 à 100 mètres de haut. On peut voir des dauphins, des baleines (à une certaine époque de l'année), des phoques, plus les oiseaux marins
Non, ce n'est pas l'hiver en bretagne mais juste un choc thermique entre, j'imagine, l'océan et les terres désertiques qui commencent quasiment dès le haut des falaises. Ici, c'est un des rares endroits au monde où le désert se jette directement dans la mer

 

 

Ces fallaises m'ont toujours impressionné... C'est comme si un gigantesque coup de couteau avait formé cette côte, franche... Malgré le danger toujours présent de tomber car je m'approche de toujours trop près, je prends un malin plaisir d'être à la frontière de l'océan et de la Terre! Avec une longue corde, j'aurai peut-être pu descendre jusqu'au sol, parfois mini-plage à phoque, parfois domaine des vagues brisées! Mais bon, je n'avais pas de corde! Une prochaine fois! Sinon, les mouettes et autres goelands sont très à l'aise pour faire des piqués vertigineux! Histoire de dire qu'ils existent, ces drôles d'oiseaux font tout pour me froler, me déséquilibrer et m'attirer vers le bas! En bas, des phoques, parfois des baleines, souvent des dauphins, toujours de belles vagues...
   

Au fur et à mesure que je me rapproche d'Eucla, les falaises se font moins abruptes et laissent place à des dunes remontant vers des rochers plus vallonés.

Je me rapproche de l'état suivant : le West Australia. Je dois me séparer de mes légumes et autres denrées interdites! Genre fruits, graines et autres...

 

 

Border village, c'est Eucla, avant ou après ou plutôt au milieu d'une longue traversée, d'Est en Ouest, de Port Augusta à Norseman. Les gens réparent leurs moteurs, font des provisions d'eau, prennent une douche... Moi, un soir, j'ai bu une bière... J'étais complètement ivre, je n'avais pas bu d'alcool depuis Sydney, et pas mangé depuis deux jours... Alors, bon, au comptoir du pub j'ai grignoté une sorte de pate brisée avec des légumes style macédoine à l'intérieur, complètement dégueu... Le reste de la soirée, dans la tente, essayant péniblement de cuver et digérer ce que j'avais acheté fort cher!

 

 

 

L'inévitable Mathieu bébé kangourou...

 

Et me voilà reparti vers Perth, pas mal de centaines de kilomètres plus à l'Ouest... Le soleil devient extraordinaire sitôt que la route s'éloigne un tant soit peu de la côte... Je fais de longues pauses au soleil, le brouillard, même chaud me refroidissant trop!

Il n'y a pas grand monde sur les routes, quant aux chemins qui en partent , n'en parlons pas! De rares contacts avec les gérants des 2 ou 3 stations services tout au long du parcours, une charmante serveuse qui m'a fait retourner mon tee-shirt jaune... Elle me disait que cela portait malheur d'avoir un tee-shirt à l'envers! Alors je me suis exécuté! J'ai retourné le tee-shirt, mais avec comme inscription "Save the planet, kill yourself" elle n'a pas été déçu! En règle générale j'ai toujours eu un bon acceuil dans les différents endroits où je me suis arrêté, surtout dans les zones peu peuplées, remarque c'est normal, l'isolement provoque une nette amélioration des capacités sociales! On fait moins la fine bouche! On va peut-être plus vite à l'essentiel car on reste très peu de temps au même endroit. Il m'est arrivé plusieurs fois de rester 3 ou 4 jours au même endroit faute de ne pas avoir terminé la conversation... Mais toujours très vite le démon de la bougeotte reprenait le dessus...

 

 

 

 

 

Ce jour là, l'océan était calme... Seule, une houle venue de loin donnait la touche finale au tableau; Les oiseaux de mer jouaient avec l'écume de mer, les poissons sortaient à qui mieux mieux, les dauphins tournaient en rond, et moi, de là-haut, je profitai d'une immense cure d'iode, avec éternellement, quand je suis sur cette côte sud de l'australie, la sensation de pouvoir palper, en étendant un peu le bras, le continent Antartique... Si un jour j'y vais, je promets de faire le tour d'un petit bloc de glace, à la nage, tout nu....

 

 

 

 

 

Certains australiens très organisés possèdent un bus, avec une remorque...
Dans le bus, tout le confort moderne et sur la remorque, une jeep, qui doit permettre d'aller là où le bus ne peut pas aller

 

 

 

 

 

 

Les dingos


Les dingos (Canis familiaris dingo) seraient issus de chiens domestiques introduits en Astralie par les Aborigènes, il y a environ 9 000 ans, puis redevenus sauvages. Leur morphologie est fortement apparentée à celle du chien domestique : corps musclé et puissant, pattes courtes et râblées, cou épais, museau long et pointu, oreilles dressées et queue longue, peu touffue pour un canidé. Leur pelage, dense et court, est uniformément brun fauve. Leur espérance de vie est de l’ordre de vingt ans.
Vivant en petits groupes familiaux, comme leurs très lointains ancêtres les loups, ils se rassemblent, surtout en cas de disette, en meutes plus importantes pour chasser toutes sortes de vertébrés (kangourous, wallabies, rongeurs, lapins, oiseaux).
Les dingos ont longtemps concurrencé le loup de Tasmanie (ou thylacine), le plus gros marsupial carnivore, disparu d’Australie il y a 3 000 ans et même vraisemblablement éteint en Tasmanie (le dernier survivant a été capturé en 1933). Considérés comme trop nombreux, les dingos sont souvent exterminés.