VARSOVIE

 

La tournée des arts sauts dans les pays de l'est, 15 jours à Varsovie puis 15 jours à Budapest... Nous sommes partis de Paris, en avion, jusqu'à Varsovie, en quelques heures seulement! L'arrivée, il ne fait pas beau, et les immeubles sont de la partie pour faire descendre mon moral, gris et grisailles! Comme dans ce genre de pays, on trouve les vieux batiments, pour ici de l'ère communiste, les immeubles construits un peu plus tard à la va-vite, et les buildings hyper-modernes! Les avenues sont très très larges, la vodka coule à flots, j'ai vu des business-mans parfaits, et des paysans venus vendre les framboises de leur forêts! C'est un peu à deux vitesses... Notre hôtel, de 30 étages nous gratifiait d'une vue de cette hauteur, sur l'ancienne université.

 

Musée des affiches

 

VARSOVIE

Capitale de la Pologne, située de part et d’autre de la Vistule, au centre de la cuvette mazovienne, Varsovie (Warszawa) est devenue une ville vers 1300 et la capitale du duché de Mazovie vers 1350. Incorporée à l’État polonais en 1526, elle devient, en raison de la proximité de la Baltique, capitale du royaume en 1596, par décision de Sigismond III Vasa, qui abandonne la capitale traditionnelle, Cracovie. On y construit de nombreux palais dans la première moitié du XVIIe siècle, mais la ville est détruite par les Suédois en 1655-1656. Reconstruite sous le règne de Jean III Sobieski, elle souffre beaucoup de la peste durant la guerre de Succession de Pologne. Les rois saxons l’abandonnent un peu, et c’est Stanislas II Poniatowski qui lui assure un large développement digne de l’urbanisme du siècle des Lumières. En avril 1794, le peuple aide les troupes polonaises à chasser les Russes, puis se défend héroïquement lors du siège de 1795 (le faubourg de Praga est alors incendié et sa population massacrée par les troupes de Souvorov). De 1796 à 1806, Varsovie est annexée à la Prusse et, en 1807, elle devient la capitale du grand-duché, puis en 1815 celle du royaume du Congrès. Elle se développe alors à nouveau, mais, en 1830, elle donne le signal de l’insurrection contre les Russes. Après l’écrasement de la révolte, le tsar fait construire une citadelle aux frais des habitants ; l’Université est fermée. Le chemin de fer va lui redonner bientôt un nouvel essor et, malgré l’insurrection de 1863, la répression et la russification qui s’ensuit, la cité atteint 276 000 habitants en 1872 et devient un nœud ferroviaire et le relais du commerce russe avec l’Europe. En 1875, la ville est fortifiée ; sa population atteint 750 000 habitants en 1903. En 1905, elle prend part au mouvement révolutionnaire qui secoue l’Empire russe. En 1915, Varsovie est évacuée par l’armée du tsar et occupée par les Allemands. Devenue après la Première Guerre mondiale capitale de la République restaurée, elle joue un grand rôle dans la guerre avec la Russie soviétique ; c’est elle qui arrête l’Armée rouge. Mais c’est surtout de la Seconde Guerre mondiale qu’elle souffrira. Bombardée par l’aviation allemande, elle soutient un siège de trois semaines (jusqu’au 30 sept. 1939). Les nazis déporteront des dizaines de milliers de bourgeois polonais ; 450 000 Juifs sont enfermés dans le ghetto pour être conduits peu à peu dans les camps d’extermination ; en avril 1943, les derniers survivants se soulèvent et le ghetto est rasé. Centre de la résistance nationale, Varsovie se soulève encore le 1er août 1944 à l’approche des troupes soviétiques. La bataille dure deux mois, mais les insurgés, faute de secours (l’Armée rouge est à Prague depuis le 14 septembre), doivent déposer les armes le 2 octobre 1944. Cent mille personnes sont assassinées par les Allemands, le reste de la population est déporté et la ville détruite systématiquement. Les ruines de Varsovie sont libérées le 17 janvier 1945 et la capitale renaîtra rapidement grâce à la volonté du peuple polonais. Nœud ferroviaire et aérien, capitale martyre de la Pologne, Varsovie a dépassé sa population de 1938 et compte, selon les estimations de 1993, 1 644 500 habitants. Mais elle fait figure de complexe urbain relativement isolé dans le nord-est de la Pologne. Elle affirme cependant sa suprématie comme place de gestion et de services par la concentration des organismes supérieurs de la vie politique, administrative et économique. Elle demeure aussi le premier centre culturel et scientifique, l’Académie des sciences, ses universités et écoles supérieures, ses instituts de recherche, la Bibliothèque nationale, l’Opéra, le Théâtre national constituant les principaux éléments de son rayonnement. Elle est enfin un grand centre industriel : métallurgie lourde, constructions mécaniques, industries électrotechniques sont les secteurs clés de l’industrie varsovienne, mais la chimie, la polygraphie, la confection, les industries alimentaires jouent un rôle non négligeable. La reconstruction a doté la ville d’une infrastructure de qualité. La Vieille Ville (Stare Miasto), reconstruite, jouxte le centre fonctionnel moderne qui s’articule sur deux grandes avenues. De grandes voies de dégagement recoupées par des transversales rayonnent à partir d’une rocade qui ceinture le centre depuis le pont de Gdansk au nord jusqu’à celui qui a été édifié au sud du pont Poniatowski. Malgré un souci d’équilibre et une répartition égalitaire des équipements, les « beaux quartiers », avec une partie des ministères et des ambassades, s’étirent le long de l’escarpement de la Vistule et au nord de Nowe Miasto (Zoliborz au cadre champêtre très agréable). Les extensions les plus importantes se situent au sud-ouest en direction de lodz, au sud, où se construisent de grands ensembles résidentiels, ainsi que sur la rive droite, au-delà des vieux quartiers dégradés de Praga, en liaison avec les activités industrielles.

© Encyclopédie Universalis

 

   

Notre hôtel de 30 étages vu de la tour de l'Université... Sur l'immeuble de gauche, la très grande affiche rouge, une pub pour Cocacola... Et sur la gauche du "Forum Hôtel" une pub pour Pepsi! L'hotel, très "business class", était assez effrayé par nos costumes, eux très cirques...

La tour de l'Université, immense, fait dans le grandiloquent... quelques expos, et un ascenceur avec personnel style "dame-pipi" ; de la-haut, une vue splendide, tout est assez plat dans cette région, et la forêt était assez proche...